néonicotinoïdes

Les néonicotinoïdes : La menace est de retour !

La France fait marche arrière, les néonicotinoïdes pourront être de retour dès cet automne.

Les néonicotinoïdes sont des neurotoxiques qui attaquent le système nerveux central des insectes, provoquant la paralysie et la mort.
Conçus dans les années 90 pour lutter contre les espèces considérées comme ravageurs des cultures, ces molécules à large spectre tuent en fait l’ensemble des arthropodes sans distinction.

Sept molécules commercialisés notamment par Bayer et Syngenta sont les insecticides les plus utilisés en Europe, notamment en enrobage de semences.
Systémiques: elles se diffusent par la sève de la plante au fur et à mesure de sa croissance, jusque dans le pollen et le nectar, affectant ainsi de manière dramatique les pollinisateurs.

La France a fini par interdire 5 de ces substances en septembre 2018… vingt-quatre ans après les premières alertes sur leur nocivité pour les abeilles. Cette interdiction a ensuite été étendue à des molécules nouvelle génération, au mode d’action identique, que les firmes agrochimiques espéraient écouler sous une autre dénomination.

En revanche, la Commission européenne n’a interdit que partiellement 4 substances néonicotinoïdes sur 7, sauf dans les serres, et sans même mentionner les molécules nouvelles générations. Et certains Etats membres continuent d’attribuer des dérogations…

Une dérogation vient d’être accordé au betteraviers pour revenir en arrière et recommencer a utiliser les produits qui était jusque là interdit.

Avec ou sans floraison, les néonicotinoïdes représentent des risques pour les pollinisateurs

Les bétraviers sont en passe d’obtenir une derogation pour pouvoir réutiliser des néonicotinoïdes en semances enrobées.

Leur argumentaires repose largement sur le fait que la betterave à sucre étant récoltée avant floraison, ne constitue pas une culture attractive pour les abeilles et les pollinisateurs.
Le traitement de la betterave par enrobage de semences serait donc sans risque pour ces insectes. Mis en circulation par les milieux de l’agro-industrie et repris par le ministère de l’agriculture dans sa communication, cet argument a été largement repris sur les réseaux sociaux par des élus et des responsables politiques.

Sauf que :
Au maximum, 20 % du produit actif est absorbé par la plante : plus de 80 % est donc lessivé dans le sol jusqu’aux cours d’eau et aux nappes phréatiques, où les résidus peuvent mettre jusqu’à 1000 jours pour se dégrader.

Ces résidus s’accumulent dans les sols à des taux dépassant souvent les DL50 (la dose létale à partir de laquelle un produit tue 50 % des individus d’une population).

néonicotinoïdes

Les pollinisateurs ne sont pas les seules concerné.

Vous le saviez peut être, chez Coco Couche nous possédons 5 ruches dans l’unique but de favoriser la bio-diversité à notre échelle. 
Et donc nous sommes les premiers témoins de l’impact de l’agriculture moderne sur l’abeille, mais malheureusement, bien d’autres espèces d’insectes sont touchés par les poisons répandus sur les terres agricoles et sont “oubliés” par l’opinion publique.

Les néonicotinoïdes sont systémique (Ils sont transportés par la sève de la plante au fur et à mesure de sa croissance, jusque dans le pollen et le nectar.) et solubles dans l’eau, ainsi les insectes touchés par corrélation sont nombreux.

Une étude internationale menée en 2019 démontre l’impact des pesticides néonicotinoïdes sur la santé des abeilles mais aussi celle des papillons, des vers de terre, des oiseaux ou encore des poissons.

Il a déjà démontré qu’il y avait un lien entre les pesticides et le déclin des oiseaux. Mais cette fois, une étude,paru dans Science, parvient à le quantifier et à révéler un des mécanismes impliqués.
Une équipe canadienne a mené une expérimentation sur une trentaine de passereaux. Une partie d’entre eux a consommé l’un des néonicotinoïdes les plus courants, tandis que le groupe contrôle a suivi le même régime mais sans cette substance. Tous les oiseaux étaient équipés de nouveaux petits émetteurs radio pour retracer leurs migrations.
On observe d’une part que ceux qui ont consommé des pesticides perdent beaucoup de poids, alors que précisément, les oiseaux doivent faire des réserves avant de partir en migration, et d’autre part, que cela les affaiblit au point de retarder leur envol migratoire.

 

 

L'agriculture se tire une balle dans le pied

Aujourd’hui, en agriculture, on traite en préventif pour tout ce qui pourrait affecter le rendement d’un champ. Ainsi, par exemple, les néonicotinoïdes enrobe directement les semences avant meme leur plantations.

Ils sont principalement utilisé pour combattre les pucerons et autres insectes piqueurs des betteraves pour éviter la jaunisse, qui provoquent jusqu’a 35% de baisse de rendement sur un champs.
Ce qu’il faut savoir c’est que tous les champs ne sont pas systématiquement infecté par les pucerons. 
Ainsi l’année dernière le nord de la France était impacté par les pucerons alors qu’au sud de Paris, très peu de perte n’a été observé.
Cet année c’est le contraire, rien a signaler dans le Nord alors que plus au Sud de nombreux champs sont touchés.

La perte globale de rendement a l’échelle nationale depuis l’interdiction des molécules néonicotinoïdes en 2018 est estimé a 10% du rendement.

Les pollinisateurs, de part leurs actions, assurent près de 35% la production agricole Française…

Il serait peut être temps de réfléchir autrement notre production agricole, peut être en rétablissant les quotas de production? En favorisant une grande diversité de culture pour favoriser la bio diversité, et ne plus être à la merci d’une baisse de rendement sur une variété et redonner de la couleur a nos campagnes !

La dérogation accordé aux betteraviers ne doit pas aboutir !

Je vous propose de signer la pétitions en ligne pour supprimer la dérogation accordé au betteraviers. 
La dérogations a été accepté, sur de faux arguments, ce 6 Aout 2020, pour une mise en place cet automne.

Il est encore temps d’agir ! La pétition a déjà reçu 120 000 signatures en 2 semaines, chaque voix compte, rendez vous le site https://www.change.org pour faire comprendre a Monsieur le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Julien Denormandie qu’il est encore temps d’agir !

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